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Carte du Réservoir Utile Maximal

Le calcul de l'indicateur DHYa nécessite la prise en compte de la capacité du sol à retenir et restituer de l’eau utilisables par les arbres.

On utilise le RUM – Réservoir en eau Utilisable Maximal – c’est-à-dire la quantité d’eau que le sol peut stocker et restituer aux végétaux pour leur développement. Le RUM s’exprime en mm d’eau. 

Ce RUM dépend uniquement des propriétés du sol et en particulier, de sa texture, de sa charge en éléments grossiers et de sa profondeur (Guide_ReservoirUtilisable_2022.pdf).

Le Réservoir en eau Utilisable dépend du RUM et du système racinaire d’une espèce donnée. En faisant le choix d’essences adaptées aux contraintes physico-chimiques du sol (acidité, engorgement, compacité, carbonates, éléments grossiers), notamment grâce aux fiches espèces (Présentation des fiches espèces Caravane | ClimEssences), on peut faire l’hypothèse que l’entièreté du volume de sol décrit sera prospecté par les racines. Par conséquent, nous pouvons calculer un réservoir en eau maximal basé seulement sur les propriétés du sol (RUM), sans se référer à une essence spécifique.

En France, des données de sol à résolution de 90m sont disponibles : Dobarco et al. (2021) ont utilisé les données sol de la base de données nationale DoneSol (Gis Sol » Données) pour modéliser spatialement les propriétés du sol participant à la rétention en eau. Cette base de données DoneSol enregistre toutes les descriptions et analyses de sol disposant de coordonnées et les vérifie (Le système d'information national sur les sols: DONESOL et les outils associés - INRAE - Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement). Sous forêt, plus de 10 000 profils étaient saisis dans DoneSol en 2021, ce nombre est en cours d’augmentation grâce au projet SPADOFOR financé par l’ADEME.

La carte de réservoir en eau utilisable maximal à résolution de 90m produite par Dobarco et al. (2021) a été utilisée dans ClimEssences v2 après agrégation à une résolution de 1km.

Pour le reste de l’Europe, les données de l'(ESDB) du Joint Research Centre (Hiederer, 2013) ont été utilisées. La base de données ESDB contient plusieurs rasters de description du sol à une résolution de 1 km (classe de texture en surface, classe de texture en profondeur, profondeur de sol, profondeur de changement de classe de texture, teneur en éléments grossiers, usage du sol). La classe de texture est donnée selon le triangle à 5 classes européen.

Pour chaque pixel de 1 km x 1 km, la base de données contient les informations pour les deux types de sol majoritaires. Les types de sol minoritaires ne sont pas décrits. Pour le calcul de RUM, les propriétés de sol en lien avec l’usage forêt ont été sélectionnés (si l’usage dominant ou secondaire est forestier), à défaut les propriétés de sol de l’usage dominant non forestier.

La fonction de pédo-transfert (fonction qui donne la capacité de rétention en eau du sol par classe de texture) d’Al Majou et al. (2008) préconisée par Piedallu et al. (2018, forêt entreprise n°242, page 28) et calée sur le triangle de texture européen à 5 classes, a été utilisée sur ces données pour obtenir la carte de RUM, Cette fonction de pédo-transfert d’Al Majou et al. (2008) donne des résultats très proches de celle utilisée par Dobarco et al. (2021) qui n’était pas utilisable sur les données de l’ESDB.

La carte de RUM combinant les données de Dobarco et al. (2021) pour la France et les données d’Hiederer (2013) pour les autres pays européens peut être visualisée dans le module Carte du réservoir en eau utilisable maximal (menu variables climatiques). Elle a été utilisée dans le calcul de DHYa à l’échelle de l’Europe.